Le terrorisme et l’islamisme n’en finissent de faire parler d’eux, défrayant la chronique et poussant journalistes et universitaires à élaborer thèses et hypothèses. Dans ce contexte, l’essai « La guerre des islamismes » de Mathieu Guidère a attiré notre attention par l’importance du sujet, la précision des explications historiques fournies et par sa valeur pédagogique. Professeur à l’Université Paris-VIII, Mathieu Guidère s’est d’abord consacré à la traduction et l’enseignement de la langue arabe. Depuis quelques années, il s’est spécialisé dans l’étude des questions géopolitiques et d’histoire récente du monde arabo-musulman en publiant tour à tour l’Etat islamique en 100 questions (Tallandier), le retour du califat (Ed. Gallimard), et un Atlas du terrorisme islamiste (Ed. Autrement)
Par Omar Merzoug
Cet entretien est publié avec l’aimable autorisation de son auteur.
Omar Merzoug : Le titre de votre ouvrage « La guerre des islamismes » énonce clairement que la discorde se situerait maintenant à l’intérieur de l’islam ? Est-ce un phénomène récent ? Est-ce que cela n’a pas toujours été d’une certaine manière le cas ?
Omar Merzoug : Qui a finalement intérêt à cette guerre intestine qui secoue l’islam ? Et qui pourrait en être en définitive le bénéficiaire si l’on peut parler ainsi ?
O.M. : Vues de l’extérieur, ces discordes semblent un immense embrouillamini ? Comment comprenez-vous et interprétezvous les interventions occidentales sur ce terrain dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est miné ? Les puissances occidentales le font-elles à bon escient ? Est-ce dans leur intérêt ?
O.M. : Certains considèrent que l’ingérence des pays occidentaux s’apparente à une croisade, d’autres à un prélude au pillage des ressources naturelles des pays concernés, qu’en pensez-vous ?

O.M. : Vous consacrez à la notion de « djihad » un nombre substantiel de pages. Est-ce que cette notion est toujours conforme aux théorisations du Moyen-âge ou bien a-t-elle selon vous évolué ?
O.M. : Pourquoi d’après vous c’est une lecture rigoriste et non spiritualiste du djihad qui semble l’emporter au cours des siècles ?
O.M. : Vous consacrez un chapitre aux « confréries » soufies et vous dites : « partout la radicalisation gagne le mouvement confrérique qui paraît aujourd’hui dépassé par la montée en puissance des courants politiques de l’islam sunnite », de quoi cette radicalisation d’ordres spirituels est elle selon vous le signe ?
O.M. : Sur quelles perspectives peuvent déboucher selon vous ces discordes entre islamismes ?
O.M. : Comment l’Occident peut-il espérer gagner la guerre contre les fanatismes religieux et partant le terrorisme qui en est l’une des expressions ?












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