Le régime politique algérien actuel est l’aboutissement d’une succession de coups de force qui ont lieu du déclenchement de la Révolution en 1954 jusqu’aux coups électoraux du multipartisme en passant par le coup d’Etat militaire au lendemain de l’indépendance.
Les émeutes d’octobre 1988 qui ont profondément secoué le régime politique sont survenues après une série de contestations populaires à Tizi Ouzou (1980), Oran et Saïda (1982), Oran (1984), Alger (1985), Constantine et Sétif (1986). Ces émeutes ont paradoxalement insufflé une nouvelle dynamique au pouvoir. Une nouvelle constitution est unilatéralement décidée en Février 1989. Ce nouveau texte met un terme à une monopolisation économique, médiatique et politique. Un multipartisme dévoyé est mis en place au détriment d’un processus constituant souverain. Plusieurs groupes politiques, y compris les islamistes, sont inclus dans la brèche démocratique. Le maillage sécuritaire de cette ouverture est perçu comme infaillible. Très étrange, les Islamistes parviennent sans coup férir à échapper à la vigilance des services de sécurité. Très pressés, toutefois, ils tentent de prendre tout le pouvoir en excluant le noyau dur de l’Etat profond de la nouvelle configuration politique. « Les islamistes modérés » tirent un grand enseignement de l’expérience des « islamistes radicaux ». Ils optent pour la stratégie de l’entrisme particulièrement dans les institutions qui font main basse sur l’économie informelle et le bazar. L’entrisme des communistes est plus politique qu’économique. De ce point de vue, les islamistes sont plus marxisants que les communistes. Sans grande surprise, le leadership des groupes islamistes, de par le monde, est constitué de communistes. L’entrisme, une veille question en politique, reste toujours d’actualité. La stratégie de pénétration ne s’est pas avérée fructueuse dans tous les cas de figures.
La constitution et l’alternance clanique












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