avril 22, 2019

Khalid ibn al-Walid, ou Daech au 7eme siècle

La bataille de LÎS 

( source Tabari-(925)  Chronique des-prophètes-et-des-rois )

Dans l’armée de Qâren il y avait eu un grand nombre de chrétiens, qui étaient venus avec lui de l’Ahwâz. C’étaient des Arabes des Bni-Bekr et des Bni-ljl. Ils avaient pris part au combat de Madsâr, et beaucoup d’entre eux avaient été tués. Alors tous les Arabes des Beni-Bekr et des Bnî IjI de l’Ahwâz, de Hira et de Mossoul se concertèrent et adressèrent au roi de Perse une lettre, dans laquelle ils disaient :

« Nous nous engageons à te soutenir; envoie une autre armée, nous nous joindrons à elle. »

Cependant il y avait dans l’armée de Khâlid également un grand nombre de gens des Bni-Bakr et des Bnî Ijl, qui étaient musulmans.

 Le roi de Perse, ayant su que les Arabes de Mossoul, de Jazîra et de l’Ahwâz voulaient s’allier à lui, fut très content. Il avait fait suivre Andarzaazz d’un autre corps de troupes de 40 000 hommes, sous les ordres de Bahman-Jâdwî Andarzaazz, ayant engagé le combat sans attendre l’arrivée de Bahman, fut battu.

Lorsque Babman vit paraître les fuyards, il arrêta sa marche et adressa une lettre au roi de Perse, pour demander des instructions.

Le roi délibéra. Lorsqu’il reçut la lettre des chrétiens arabes des tribus de Bakr et d’Ijl, qui lui proposaient leur alliance et lui demandaient le secours d’une armée, il écrivit à Bahman et lui ordonna de marcher en avant, de se joindre aux Arabes des Bni-Bekr et des Bni Ijl et d’attaquer Khâlid. Bahman Jâdwî donna le commandement de l’armée à un chef nommé Jâbân, qui était un dihqân du Sawâd, et se rendit à Madâyn pour voir le roi et les ministres et discuter avec eux ce qui concernait son commandement.

Il chargea Jâbân d’opérer sa jonction avec les Bni-Bakr et les Bnî-Ijl, et lui recommanda de ne point commencer la lutte avant qu’il fût de retour lui-même.

Jâbân se mit en marche et établit son camp à un endroit nommé Lis, bourg qui était placé sous son gouvernement personnel.

 Khâlid était instruit de ces circonstances. Lorsque les chrétiens des Beni Bekr et des Beni-Ijl surent qu’une armée était en marche, mais qu’elle n’avait pas de général en chef, aucun d’eux ne quitta son pays et ne se rendit auprès de Jâbân. A cette nouvelle, Khâlid pensa qu’il serait bon de fondre sur les troupes perses avant l’arrivée de Bahman et avant leur jonction avec les Arabes, et il partit aussitôt avec 20 000 hommes.

Jâbân se tenait sur ses gardes dans son camp, en attendant le retour de Bahman. Or, un jour ses soldats avaient préparé leur repas au bord de l’Euphrate ; ils avaient fait cuire différents mets, et la table était dressée lorsque, à l’heure du dîner, l’avant-garde de Khâlid parut en vue. Les Perses ne s’en soucièrent pas ; ils dirent :

« Les Arabes établiront aujourd’hui leur camp et n’attaqueront que demain »

Et ils continuèrent leur repas. Quand Khâlid arriva, les soldats de l’avant-garde lui dirent que les Perses étaient occupés à manger.

 Khâlid demanda si, en les voyant paraître, les ennemis s’étaient levés pour les attaquer.

— Non , répondirent les soldats.

Khâlid dit : Ne descendez pas, avancez ainsi que vous été pour l’attaque; et il jura que, si Dieu lui accordait la victoire, il ferait tuer tant d’ennemis, que leur sang roulerait dans le fleuve, parce qu ils avaient montre du mépris pour les musulmans.

 L’armée musulmane, s’étant formée en ordre de bataille, commença l’attaque. Les Perses se levèrent, en disant à Djâbân :

 Nous ne perdrons pas ton repas ; puis ils se mirent k combattre, et livrèrent une bataille qui fut la plus acharnée de toutes les batailles entre Khâlid et les Perses. A un certain moment de la journée, entre Theure de la prière du matin et la prière de l’après-midi, les ennemis étaient en fuite.

Khâlid fit proclamer qu’aucun d’eux ne devais etre tué, mais qu’on les amenât prisonniers devant lui.

Les musulmans ramenèrent un grand nombre de prisonniers perses. Le lendemain, il les fit conduire au bord du fleuve et leur fit trancher la tête, de façon que leur sang coula dans le fleuve. Son serment fut ainsi accompli. Ensuite Khâlid partagea le butin et en envoya la cinquième partie au calife. Abou-Bekr fut très-heureux de cette victoire.

 Lis n’était qu’un bourg, qui était du ressort d’une ville du Sawâd, nommée Amghîshiyyâ. Averti que les fuyards se rassemblaient dans cette ville, Khâlid marcha sur elle, massacra tous ceux qu’il y rencontra, détruisit la ville et saccagea toute la contrée. Le butin fut immense.

Guerre contre les Banû Tamîm et le meurtre de Mâlik ben Nuwayra

Source Wikipedia

Dans la tribu des Banû Tamîm, Sajâh de la tribu des Banû Taghlib19, une prophétesse d’origine chrétienne née à Mossoul, prend la tête des rebelles contre l’islam. Elle professe une sorte de syncrétisme entre l’islam et le christianisme. Elle cherche une alliance pour se renforcer contre le calife20.

Parmi la troupe des Banû Tamîm, il y a Mâlik ben Nuwayra. Il est chargé de la collecte de l’impôt (zakat) mais il y renonce finalement à la mort de Mahomet. Sajâh se dirige vers Al-Yamâma21pour créer une alliance avec Musaylima[réf. nécessaire]. Ce mouvement inquiète alors autant Musaylima que Khâlid ibn al-Walîd qui se trouve lui aussi dans les parages. Les armées musulmanes se retirent alors à deux jours de marche pour éviter l’affrontement.

Après quelques jours, Sajâh et sa tribu se retirent en Irak, laissant les Banû Tamîm. Ces derniers sont inquiets concernant les velléités d’Abû Bakr et de son général Khâlid ibn al-Walîd. Ils envoient alors un ambassadeur auprès du calife pour plaider leur cause. `Omar est prêt à pardonner mais le calife s’interpose et déchire le traité qui venait d’être signé. Le calife prend alors la décision d’envoyer Khâlid ibn al-Walîd dans le but de tuer les apostats.

Khâlid engage alors une campagne contre les Banû Tamîm, laissant Musaylima tranquille. Mâlik ben Nuwayra désire éviter l’affrontement, il conseille aux tribus de se disperser pour ne pas donner l’impression d’être en ordre de bataille. Khâlid cherche à ce moment un moyen pour savoir qui sont ceux qui ont renoncé à la foi. Mâlik Ben Nuwayra, fait prisonnier, ne convint pas ses geôliers de sa bonne foi, il est alors décapité. Khâlid prend sa femme, la belle Umm Tamïm pour épouse. Le meurtre de Mâlik Ben Nuwayra, ainsi que ce mariage expéditif (sans respecter le délai nécessaire de veuvage avant un remariage) lui sont alors reprochés par certains officiers qui s’en remettent à Abû Bakr et Omar, mais ces derniers lui pardonnent cet outrage eu égard à ses hauts faits d’armes.

Quand Khalid ibn al-Walid mange sur un cadavre

Traduction :

Nous avons été informés par Hachim d’après Houssayn qui a dit :

Quand Khalid bin al-Walid est arrivé ici, il a rencontré un groupe de vieux Perses conduits par un homme qui s’appelait Hazaaramrad. Cet homme était très fort et doté d’un grand courage.

Khalid ibn al-Walid l’a tué puis a demandé un repas et il a mangé en s’accoudant sur son corps. C’est à dire sur son cadavre.

Moussanaf ibn Abi Chayba

De : Ibn abi Chayba (ou aussi: Ibn abi Shayba)

Volume 11, page 252

Des têtes d’hommes en supports de marmittes

Traduction :

Les musulmans ont rattrapé le groupe de Taliha et ils ont tué et emprisonné. Khaled s’est écrié : qu’aucun ne fasse cuire une marmite ou ne réchauffe de l’eau sans que son support ne soit une tête d’homme !

Source :

Moukhtassar Sirat al Rassoul

De : Mohammed ben Abd al-Wahab

Volume 4, page 268

Aimer la mort plus que la vie

Traduction :

Abu Oussama nous a dit : nous avons été informés par Moujalid qui a dit : nous avons été informés par Amir qui a dit :

Khalid ibn al-Walid a écrit un message aux responsables des Perses. Il était lui-même à al-Hira [1] et il a donné le message à Baqila.

Amir a dit : j’ai lu le message chez Baqila. Il disait :

“Au nom d’Allah clément et miséricordieux. De Khalid ibn al-Walid aux dirigeants de la Perse.

Salutations à celui qui suit la voie de la vérité. Je remercie devant vous Allah qui est le seul Dieu.

Je remercie Allah qui a arrêté la clémence pour vous,  qui a créé la discorde chez-vous et qui vous a rendu faibles. Signez moi un accord de dhimmitude et ramenez moi une jiziya.

Si vous ne le faites pas, je jure au nom d’Allah, la seule divinité qui soit, que je vais marcher vers vous avec des hommes qui aiment la mort comme vous aimez la vie.

Salutations à celui qui suit la voie de la vérité.”

Moussanaf ibn Abi Chayba

De : Ibn abi Chayba (ou aussi: Ibn abi Shayba) – 775 – 849

Volume 11, page

 

 

 

 

 

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